mardi 29 septembre 2009

Haaaa !


Jure, Spencer allait le mettre sur ma jambe, mais la bete s'est enervee....

Ne me demandez pas le nom des zanimos

C'est trop bizarre l'effet que ca procure sur la peau quand ca marche...

Dans les plantations de the...


... le monde est stooone...

Plouf !

Ah c'est kro boooon.....

Monsieur the aborigene

J'ai toujours pas compris pourquoi il s'est mis des feuilles sur la tete... Surement une casquette...

Une pitite fleur


Celle-ci est mal en point, mais je trouvais que c'etait la plus belle, couchee sur le sol.

In the jungle

Marche ou reste seul !

dimanche 27 septembre 2009

Ooioiiioooo.. oiiiioooooo...

9H. Apres un super bon ptit dejeuner, je suis paree pour l'aventure. Le 4x4 est la et heureusement qu'une personne s'est desistee, il y a tout juste assez de place, on doit se tasser. Une petite heure de route se prepare alors je fais connaissance avec les autres cocos. Une famille allemande installee depuis peu en Malaisie, un couple quinquagenaire allemand, Sonia, encore une deutch, Simone de Hollande mais installee en OZ, et notre guide Spencer. Premiere adresse, la jungle. Le coeur de la jungle. Apres les routes bitumees on doit emprunter des pistes boueuses, jonches de crevasses tres profondes, au bord du vide. Nous suivons un autre 4x4 qui, a le regarder evoluer, ne me rassure guere. On est tellement remues qu'on se cogne aux fenetres, on est deloges de nos banquettes, le tacot est souvent tres incline ce qui me fait realiser que si on glisse ou se penche un peu trop, c'est la descente ! Ces 20 minutes ont ete une epreuve, mais c'etait fun. Puis c'est parti pour un petit tour dans la jungle, nous restons groupes aux personnes du second 4x4. Le trek debute par la traversee d'un petit pont fait de bambou, pas tres stable, et deja on peut dire qui se sent a l'aise ou non. Certains ont l'air de marcher sur des oeufs, d'autres comme moi testons la solidite par de brusques sursauts. La jungle est comme dans les films mais vecu de l'interieur, c'est juste imposant, tout est disproportion, mutisme suspendu le temps d'un cri, un craquement, le vent ou l'eau. Un aborigene nous accompagne, parce qu'on ne sait jamais, et Spencer ouvre la marche un couteau gainé autour de la cuisse. Je suis en nage malgre l'ombre octroyee par les arbres mais je ny pense pas, j'avance et explore le toit des arbres, je discute un peu, on s'arrete le temps de recuperer et s'instruire, et d'etre avertis des dangers. Le guide nous attire a des fleurs geantes qui vivent une dizaine de jours, et changent de couleur tous les 3-4 matins. Enfin nous atteignons une petite chute d'eau ou on peut plonger se rafraichir, ce qui me rappelle la traversee de Kings Kanyon, le meilleur moment de la journee ! 2H se sont ecoulees tres facilement, et deja nous devons rejoindre les vehicules ou nous devons repasser dans la boue, mais cette fois je monte a l'arriere, c'est plus trash !

Nous stoppons plus loin dans un petit village aborigene. La, on assiste a une demonstration des methodes desuetes de chasse. Un tube en bambou, une fleche empoisonnee, on vise et on souffle. Un tireur experimente peut atteindre jusqu'a 30 metres. Enfin, a 15H30, nous prenons notre dejeuner avant de visiter un insectarium. Les bestioles sont laides, mais elles sont toutes passees entre mes mains excepte un scorpion qui commencait a s'enerver. On continue vers une plantation de the et son usine, ou nous goutons les produits a la sortie avant de finir dans une exploitation de fraises. Mon ventre est plein mais je me laisse tenter par un milkshake. La journee se termine, je suis claquee mais veille un peu avec les autres autour d'un jeu de carte un peu trop speed pour moi ce soir. J'y ai d'ailleurs retrouve Locky, du Village Guest house, qui a finalement quitte la capitale apres 6 mois de travail. Enfin je monte me coucher. ZZzzzzzzz..........

Avant de conclure : Arretez de dire aux enfants qui ont peur des insectes que les petites betes ne mangent pas les grosses, c'est faux archi faux ! J'ai assiste a la preuve contraire dans le jungle. Une araignee tres laide et grosse comme mon pouce, se faisait trainer par une espece de mouche allongee jaune et noire, 2 fois plus petite, avant de se faire grignoter. M'man, tu as menti !

jeudi 24 septembre 2009

Modele de maison

Sur mon chemin, une maison proche du temple. Mon 35m2 dijonnais etait un luxe !

Voila le plus beau...

Mais. Qui c'est.....? Siddharta !

Le temple

Des pitits lions comme moa...

Tanah Rata et Cameron Highlands

Ipoh, j'attends mon bus pour Cameron Highlands. Je viens de me souler a la nourriture et je pense a Pangkor. Je n'ai pas pu dire aurevoir a Bong et ca me contrarie, mais j'y retournerai, c'est sur.
J'ai garde le mail et numero de Rizal, je peux l'appeler en cas de besoin, pour un plan sur une guest house pas chere ou pour une precision sur un itineraire.
Apres une journee de trajet dans des bus misereux, le long d'arteres slalomantes et pentues, je fais escale a Tanah Rata, pour une duree encore incertaine. J'atteins ma guest house dare-dare et prends pied. L'endroit est sympa, tout comme ses occupants. La nuit est en train de tomber, je boulotte sur le pouce en ville avant de rentrer. Je me pose devant un film qui m'aspire au sommeil, amplifie d'une migraine due a cette traversee dans la chaleur, l'attente, et peut-etre l'inconfort du transport ; j'ai eprouve quelques difficultes a me mouvoir a cause de mon sac que j'ai du garder a mes pieds (j'ai deboite la porte de la soute a bagages !)et ma voisine qui s'est endormie sur mon epaule. Il en faut decidemment peu pour se sentir proche d'autrui ici !

Premier jour a Tanah Rata. Je sais qu'il y a un temple bouddhiste un peu plus au nord, je prends donc la route a pied, sans savoir que j'ai presque 6 bornes a faire. Le sentier est borde par la jungle, mon pas est donc plutot presse, mais mes yeux devorent la scene. Je dois demander mon chemin 4 fois car rien n'est indique, et toujours on me recoit amicalement, on prend son temps, meme si je ne m'arrete pas pour consommer leurs services. Apres une bonne heure de marche en cotes, descentes et zigzags, je trouve l'entree du temple. Il n'y a pas foule et c'est tant mieux, je me dis que ca doit etre du a la popularite de l'islam. Je ne sais pas trop comment je dois me comporter alors comme a mon habitude, j'adopte l'attitude des gens. Je me dechausse, j'entre et reste discrete. Je me permets tout de meme une approche aupres d'une femme qui a l'air d'etre habituee, car je veux prendre des photos et je ne suis pas sure d'y etre autorisee. Elle me satisfait d'un "oui" et m'explique au passage 2 ou 3 autres principes du temple, mais qui sont surtout en rapport aux offrandes, money money ! Le lieu n'etant pas immense, je ne reste qu'un petit quart d'heure avant de rebrousser chemin, contente d'avoir enfin penetre un temple bouddhiste. C'est autre chose qu'une eglise, plus illumine et colore, moins glacial, penetrant, franc et disponible, les portes sont orgueilleuses, les statues eclatantes... L'accueil n'en est que plus embaumant, c'est moins flippant et macabre! Avis personnel.
Apres ca j'ai envie de visiter une ferme de production de fraises sur le chemin du retour, il y en a beaucoup par ici, mais elle se trouve perchee sur une colline, mon dos est en vrac, ce sera pour plus tard.
Demain je pars pour une matinee en trek en 4x4, au milieu de la jungle, l'apres-midi je visiterai des plantations de the et usines et je pourrai deguster les plantes, miam slurp !! J'ai hate. Ptet meme que je pourrai conduire le 4x4, s'il n'y a pas trop de monde avec nous, et si personne n'a peur. WOOT !

mercredi 23 septembre 2009

Quoi...? Encore un...?

Cé boooo...

Sunset again...

Encore un pitit, je les adore ces couchers de soleil...

Un repos bien merite...

... apres une pitite baignade, et un peu de plongee...

Ma nouvelle cabane

N'est-ce pas a croquer...? Tout ca pour bibi... Hihihi...

Demenagement

Le demenagement se fait 300 metres plus loin... ou plus pres disons. La chambre est de taille similaire a l'ancienne, mais le hic est que je suis plus haute que le pommeau de douche, je musclerai un peu mes cuisses ramolies... D'emblee je dois boucher les trous dans le coin des murs pour empecher les lezards de s'introduire, un squatteur occupe les lieux a mon arrivee. La premiere nuit, je dois dormir avec la lumiere allumee, j'ai honte, mais je ne suis pas franchement rassuree par le bruit de tous ces insectes que je ne vois pas, seule au milieu des bois. Malgre tout je ne regrette pas le changement. Le patron est revenu cet apres-midi, il m'a laisse son velo, je peux ainsi decouvrir d'autres recoins de l'ile. Mais je continue a preferer Teluk Nipah.
Sur la plage, je fait la connaissance de Bong. Il y a un endroit bien specifique que je prefere sur la plage, la ou se trouve le bungalow de Bong, ce qui l'a finalement pousse a venir me parler, a force de me voir trainer par la. Bong tient donc un petit business au bord de l'eau avec ses deux freres : Snorkelling sur la petite ile d'en face, scooter des mers, ballade sur barque a moteur, etc... Il est ne sur l'ile et n'est jamais sorti
des environs mais ne s'en plaint pas. Il est plutot heureux. "je me baigne tous les jours, il fait beau, la plage est belle, je gagne ma vie..." Il m'apprend quelques mots malais et je fais de meme en francais, il n'est pas trop mauvais. Il veut voir a quoi ressemble des pieces Euros, comme j'en ai quelques-une sur moi je lui en fait cadeau, et ca me fait plaisir. Il n'en revient pas qu'avec une petite piece de 1 Euro j'obtiens un billet de 5 Ringgits. En France, je ne fais rien avec 1 Euro, ici je mange a ma faim, et lui aussi. Un peu plus tard, il me kidnappe pour un tour en scooter des mers, il me laisse conduire jusqu'a la fin ou il prend le guidon et me fait hurler, c'est vraiment le delire ce truc. Je ne sais pas si il s'attend a ce que je paie pour ca, mais je reviendrai plus tard lui apporter l'argent, ce qui aura l'air de le surprendre et le gener. Apres ca, il me souffle quelques bons coins a visiter, des conseils et mises en garde : "Tu peux louer moto ou scooter, mais roule doucement, attention, dangereux ici si tu connais pas." Son anglais est basique mais on se comprend.
Le patron de mon chalet, Rizal, passe quelques coups de fil pour moi dans la soiree. Il m'a trouve une chambre a 2 Euros a Cameron Highlands, et m'explique comment me rendre a Ipoh, puis sur Cameron, horaires de bus a la cle, il est trop fort. Pendant ce temps, son employe lave mon linge et l'etend, pour rien. Qui a dit que la vie etait dure..?

dimanche 20 septembre 2009

Nuit...


Les autres photos arrivent, mais le reseau est lent alors plus tard.....

Jour

La maree est deja haute, c'est le meilleur moment pour faire trempette !

Ma nouvelle cabane


Un peu moins luxueuse, mais coquette, l'interieur reste neanmoins un brin inquietant !

Ma drole de boisson

Un sac plastique, une paille, et hop ! Pas toujours pratique mais delicieux, cheap et bien bien rempli !

samedi 19 septembre 2009

Carte de Pangkor


Teluk Nipah se situe a l'ouest, a peine au nord. Le bateau m'a deposee a Pangkor Jetty, au sud est.

Teluk Nipah

Apres avoir ete refoulee de 2 bus alors que j'avais une reservation, je pars enfin pour Lumut. Je suis completement crevee, voila 3 nuits que je dors a mi-temps. Je m'ecroule sur mon siege et ne cherche plus a lutter pour observer un paysage qui me dessine une foret de palmiers sur la gauche, et la meme famille a droite. Le bus est boiteux, du papier journal recouvre le lino pour camoufler certainement un vice. Mais tant pis, je n'en peux plus d'attendre au milieu des pots d'echappement. A mon reveil, nous traversons une ville ou les locaux roulent a 3 par mobylette et sans casque, ou bien avec le chien debout, les pattes avant sur le guidon, ou pire encore, j'ai vu un nourrisson entre deux adultes. Des maisons sont pretes a tomber de fatigue et d'usure, loties au milieu d'autres chaumieres, un peu plus en etat. Tout est melange, beaute - laideur, neuf - ancien, riches ou pauvres. La route fut longue, entre 4 et 5 heures sans pause. Comme je m'y attendais, je suis accueillie a Lumut par un coquin qui veut savoir ou je vais. Je suis arrivee le mauvais jour, car pour la fin du ramadan un festival d'une semaine a lieu dans la ville et sur Pangkor. Je dois vite prendre une decision concernant le pied-a-terre car d'ici demain tout sera certainement complet et "hors de prix", et il est 17H passees. Apres un rapide tour des environs, je crains que les backpackers n'existent pas par ici, j'accepte alors de partir directement sur Pangkor, pour un prix de chambre que je n'avais pas envisage puisqu'il s'agit d'un chalet prive avec clim', tele et SDB, a 3 minutes de la plage. Mais tout de meme, 10 Euros la nuit, je peux me faire plaisir l'espace d'un weekend. Je bondis dans le ferry, manque de descendre au mauvais stop, on y est, deja l'environnement est anime et plutot chouette. Un taxi rose et casse-cou me livre a l'ouest de l'ile, a Teluk Nipah, ou je suis confiee au patron du resort "See Gull". La chambre n'est pas immense mais propre et confortable. L'eau du lavabo s'enfuit par en dessous, la chasse d'eau est cassee et l'eau de douche reste froide. Je suppose que ca doit etre partout pareil avec la temperature de l'eau dans le pays. Mais je m'y sens bien. Je dois attendre 20H pour manger a cause du ramadan. Au moment de sortir il fait nuit, et je dois parcourir 200 metres dans le noir avant de trouver la lumiere des lanternes et surtout me sentir en securite. J'hesite vraiment a cause de tous ces bruits que je n'ai pas l'habitude d'entendre, des animaux de la jungle toute proche, des insectes aussi surement, a moins que ce ne soit des oiseuax, des groooos zoiseaux... Mais la faim me tiraille alors je franchis le pas, peu sure. Ce soir les rues sont solitaires, je rentre avec mon repas sous le bras et ma drole de boisson pour un plateau tele, j'ai besoin de sommeil...

Requinquee par une nuit calme et au frais, je me precipite sur la plage. L'eau est incroyablement chaude, je rentre dedans en une seconde. De ma vie jamais je n'avais nage dans une eau de mer aussi agreable. Baignade, photos, douche, ballade, la journee passe... J'aimerais quand meme rester un peu plus sur cette ile, alors je me renseigne a tout hasard sur le prix des chalets des autres resorts. Un type me propose les memes services pour moitie prix, et je suis encore plus proche de la plage. Il est plutot accueillant, amical et me fait confiance. Il ne sera pas la quand j'arriverai pour m'installer, mais il m'a laisse les cles, je n'ai meme pas paye. C'est une des particularites de la Malaisie, on paie toujours apres. Il va me faire decouvrir les environs et me laisse son velo, ca c'est le pied ! Je reste !

Tout a l'heure un singe degustait un fruit sur le toit de ma chambre. Je m'en suis eloigne car parfois ils peuvent etre agressifs et transmettre la rage en cas de griffure. J'avais laisse des restes de mon repas de la veille dans ma poubelle exterieure, qui ont diparu, mais pas les autres dechets. Je devine qu'il a du se servir...

Et moi aussi j'ai faim, je vais sortir avant la nuit, j'ai peur des bruits et des grosses betes....

vendredi 18 septembre 2009

In the bus station


Voila a quoi ressemble une partie de l'interieur de la station de bus. Les guichets sont embroches ainsi sur plusieurs couloirs. En dehors des comptoirs, comme partout dans la ville, on trouve a manger !

Entree de Chinatown


Les portes annoncent la couleur, du peuple et de la chaleur.

mercredi 16 septembre 2009

On aura mis le temps, mais on y est !

1er jour, a l'aeroport...

Plus tard que prevu, j'ouvre un nouveau chapitre. La mission asiatique a commence sur les chapeaux de roues, quand je parlais d'eventuelles embuches, je ne m'attendais pas a ce que ca commence de si bonne heure. Au moins, je peux noircir les lignes.
Mon vol pour Kuala Lumpur comprenait une escale de 2 heures a Singapoure. J'avais booke cet avion pour 2 bonnes raisons : L'attente a l'aeroprt etait courte, et l'arrivee a K.L se faisait tres tot dans la matinee, ce qui me permettait de me deplacer au grand jour, et me laissait le temps de faire le tour, organiser un peu les jours a suivre, reperer les lieux, etc... Seulement, au moment d'embarquer depuis Perth, nous apprenons que nous decollerons avec 20 minutes de retard, laps de temps finalement triple, j'ai alors vite realise que ma premiere cible (embarquement dans les temps) serait manque, il est impossible de recuperer mes bagages, passer l'immigration, retourner au comptoir pour le check-in, puis re-embarquement, et j'en passe, le tout en.... au moment de l'atterrissage, ils fermaient le guichet. Notre pilote s'etait excuse pour le retard, et nous avait remercie d'avoir fait preuve de patience, ce que JetStar ne possede apparemment pas, de la patience, j'esperais que dans ce genre de cas, la communication etait bonne, et l'organisation aussi. Je ne m'etendrai pas sur les details des conversations steriles avec le manager, puis le manager du manager, et finalement, le grand manager des managers, le plus lache de tous, qui nous a laisse en promettant de revenir avec des nouvelles... Je l'attends encore ! A cause de ca, Une fille a rate le mariage de sa soeur, une famille en vacances a paye 4000$ pour un nouveau vol direct pour Londres, car il serait trop tard pour eux de choper celui de Kuala Lumpur, etant donne que notre seul recours etait d'attendre 13 heures pour le vol suivant. Entre celui que j'ai enfin pris et celui que j'etais cense prendre, 3 avions ont decolle pour K.L, mais Jeststar a refuse de nous laisse monter a bord de ceux-la, pour des raisons obscures, nous voyageons en Lowcost... Ah, c'est comme le Titanic alors, les riches d'abord, ensuite on avise pour les petites gens ! Pour eux, leur job etait accompli, on nous a explique que leur travail etait de nous amener du point A au point B, ce qu'il ont fait. J'ai coupe le type en expliquant que le point B s'appelle K.L, et qu'alors ici nous etions au point B prime, et ainsi je ne suis pas responsable du contre-temps, je suis arrivee largement dans les temps a Perth, j'aurais souhaite qu'ils en fassent autant !! Ils ont essaye de nous calmer et nous amadouer en payant le petit-dej, j'ai pris le dejeuner en meme temps, je presageais une longue journee... Elle fut longue, mais j'ai decolle, apres la journee la plus interminable du cosmos...


Jour (presque) 2, Kuala Lumpur.

Lorsqu'on voyage, je pense qu'il faut savoir s'adapter d'emblee. Passer une frontiere n'est pas seulement franchir une ligne en esperant collecter un tampon. Je ne sais pas si j'ai des dispositions pour l'acclimatement, mais je dois dire que j'en aime la singularite. C'est troublant et electrisant, un poil stressant, une situation de non-retour ou tout commence, tout recommence, la. Ma situation depend de moi. L'Australie n'a pas ete la meilleure ecole, elle ne m'a pas enseignee ca, car l'OZ est bien rangee, bien ficelee, L'OZ n'ebouriffe pas les idees ........ Mais hier, alors que j'avancais au devant de cette ligne imaginaire, j'ai vite compris qu'a partir de la j'avais tout a apprendre, ou re-apprendre, rien n'est comme partout ailleurs ici, je suis sur une nouvelle orbite.

La Malaisie m'a ouvert ses portes tres chaleuresusement. A peine debarquee, la temperature me surpend. Il est 21:30 a K.L, je dois vite me debarrasser de mon pull qui est en train de me tuer. Si seulement j'avais mis un short, un maillot de bain ! J'etouffe. La sortie de l'aeroport grouille de centaines de visages a l'affut de je ne sais quoi encore. L'une d'entre elles se detache du paquet et m'accoste : "What are you looking for ?" L'accent est etrange, mais au moins on parle la meme langue. "The bus station". Cette intrusion m'a un peu surprise, mais je comprendrai vite qu'ici il est impossible de faire un pas sans que quelqu'un n'essaie de vendre ses services : taxis, massages, nourriture, videos et que sais-je encore. Je suis blanche de peau donc "riche", je suis une fille donc "naive", c'est ce que les habitants denotent, je suis une proie a l'argent. Les malais ont besoin de bouffer. Et puis, c'est vrai que je suis riche, depuis hier seulement, mais oui. Ce midi, j'ai mange pour 0.50 centimes d'Euros, et hier soir j'ai paye l'equivalent de 2E pour rouler 45 minutes sur autoroute, dans un bus climatise et confortable.

Alors fatiguee et encore un peu deboussolee, je suis finalement arrivee au Village Guest House, dans Chinatown, le backpacker que j'avais reserve sur les conseils d'un couple d'anglais que je connais depuis Manjimup. J'aime beaucoup cet endroit, il me rappelle les places ou je squattais 8 ou 10 ans plus tot, avec Sara, Sonia et toute la clique. Un lieu habite par des wawaches, des hippies, tous supers jeunes et contents de l'etre, content d'etre juste la a vivre comme si ils pouvaient trainer la des annees sans que les choses ne changent. J'ai replonge dans l'ocean de mes souvenirs cette nuit. Je crois que je m'etais un peu oubliee ces dernieres annees, j'ai retrouve des petits bouts de moi dans cette maison, et meme de mes amis. C'est bon de retrouver ca, meme si je ne pense pas l'avoir totalement perdu. Ca fait flipper !

La maison est sur 3 etages, je dors en bas a cote de l'accueil, la ou c'est le bordel, la ou on ne peut s'endormir avant 4 heures du mat' car les fetards veillent. Mais je m'en fou, je suis chez moi, j'ai 18 balais, des ringgits plein les poches, le ventre plein d'une nourriture delicieuse, et de beaux jours en perspective. Je m'endors enfin, sous le reconfort d'un ventilateur. On ne m'a meme pas donne de draps, je n'en ai pas eu besoin.


Quelques heures plus tard...

Reveillee tres tot par les bruits de la rue et la chaleur, je me leve apres Locky, le receptionniste. Locky est metisse, doit avoir une vingtaine d'annees, et balbutie quelques mots de francais, quant a son anglais, j'ai du mal a le comprendre. Il est marrant, ouvert, causant, je l'aime bien. Encore dans le gaz, je me dirige vers la salle de bain, mon pied heurte une guitare, chouette une gratte ! Et une deuxieme ! On ne peut pas dire que la salle de bain soit sale, mais je doute de l'hygiene. Lorsque je passe la porte, mes pieds pataugent sur le sol recouvert de flotte. Heureusement qu'en Malaisie il est coutume de se dechausser en penetrant dans les habitations ! Je trouve la manette qui actionne un pommeau de douche installe au dessus des toilettes. L'eau est froide et innonde la "salle de bain", les murs, la cuvette des W.C, le sol, la porte... Quelqu'un a quand meme pris le soin de deposer un linge au sol a la sortie. Propre de la tete aux chevilles, je peux sortir decouvrir ce qui se passe dans le quartier de Chinatown. Malheureusement en manque de claquettes, je dois garder mon jean et mes gros godillos de rando, que je supporte etrangement encore assez bien, c'est le matin. Premiere etape, traverser. On roule a gauche, j'ai eu le temps de m'y habituer pendant les 10 derniers mois, mais c'est le bordel. Je cherche le bonhomme rouge et vert, il doit avoir quitte la ville. Il faut traverser a l'arrache, comme on peut, en courant entre les voitures ; je me laisse guider par le comportement des gens, je les imite et atteint le trottoir d'en face. Ouf !
Chinatown est un Rubik's cube de rues, il est facile de s'y perdre, mais a force de trainer, on s'acclimate. Des rues colorees et bondees de magasins ou marchands ambulants. On y trouve absolument de tout : vetements et accessoires, restaurants et take away, masseurs, internet cafes... Mais ce qui domine, ce sont les magasins de fringues, toujours a des prix derisoires. C'est tentant, mais mon sac est assez charge, je n'ai besoin que de tongs. Tout le monde m'aborde, on me tend des papiers en esperant vendre et pecher le client. Je refuse poliment et souris, jusqu'a en avoir marre et ignorer les appels. Tout comme la veille, je commence a suffoquer, mais j'ai l'impression d'etre la seule. Les locaux portent des jeans - voire pour certains des pulls - d'autres protegent leurs poumons avec des masques. C'est vrai que l'atmosphere est epais et serre, plus que de sentir la pollution, je la vois ! Je dois faire un effort pour inspirer, expirer est un soulagement, alors je prends mon temps pour relacher l'air et me hate au backpack me rafraichir et me changer, apres une seconde douche.
De retour dehors, je croise 2 femmes flics, voilees sous leur casquette. Soixante et un pour cent de la population est musulmane, une bonne partie du reste est bouddhiste. Tout malais est musulman, tout malaisien ne l'est pas forcement. On appelle "malais" les habitants de nationalite malaise, nes en Malaisie. Les "malaisiens" ont la meme nationalite, mais sont nes en dehors des frontieres.
Plus loin, je decide d'organiser les jours a suivre, car mis a part du shopping et de l'asthme, K.L n'a que peu de choses a offrir d'interessant. Cette chaleur me procure un seul desir : l'eau. Il faut que je me delocalise a proximite d'une plage. Au depart, j'avais pense me diriger vers Melaka, mais etant situee plus au sud, je devrais ensuite retourner sur mes pas pour atteindre le nord et passer la frontiere thailandaise. J'ai finalement opte pour Lumut, aux portes de Pangkor, dans la region de Perak. Pangkor est une petite ile de l'ouest reputeee pour ses plages splendides. Il me faut maintenant trouver la station de bus Puduraya, jusque la ca va. Mais une fois a l'interieur, meme rangaine, des types se ruent sur moi : "Where are you going ?". Il ya bien 80/90 petits guichets qui vendent des tickets, tous de compagnie differente, c'est la jungle ! Le premier comptoir m'informe qu'il peut m'emmener a Lumut, mais c'est complet pour le lendemain. Un peu deg, je m'apprete a payer pour le jour suivant quand je me dis que je devrais peut-etre aller voir ailleurs, juste au cas ou. C'est ainsi que j'ai decouvert le systeme. Je pensais que chaque guichet proposait des destinations particulieres mais tous pour ainsi dire, vous emmenent partout, a des prix et horaires differents, il ne reste qu'a faire son choix. Apres 6 ou 7 guichets, je ressors enfin avec mon billet. Je quitte K.L demain matin 10:30, ou 3 ou 4 heures de route m'attendent.
Le bilan de cette premiere journee : Les rues de K.L sont sales, bordeliques, tout se bouscule, tout est bruyant, la surpopulation se presse dans tous les sens sous la chaleur sans s'epoumoner, les odeurs se melent parfois tellement que ca sent mauvais, ca pue meme.. Ca sent le neuf tout ca ! Il y a une facon de penser et d'etre dans ce chaos, c'est ce qui me plait.